Les vestiges de châteaux

Les vallées du Job, du Ger, et de l’Arbas sont dominées par de nombreuses et énigmatiques tours en ruines. Comme l’a démontré l’historien médiéviste Gérard Pradalié , il ne s’agit pas de « tours à signaux », mais de véritables châteaux-forts dont il ne subsiste que les derniers murs.

Ils sont les témoins de l’architecture seigneuriale des périodes dites romanes et gothiques, qui s’échelonnent tardivement dans les Pyrénées, entre le XIe et le XIIIe siècle pour la première, et entre le XIVe et le XVIe siècle pour la seconde. Chacun d’eux est marqué par sa propre évolution, celle de sa construction, de ses fonctions, de ses occupants, mais surtout de son rapport à l’histoire du comté de Comminges. Cet état féodal apparu entre le Xe et le XIe siècle, implanté entre la haute vallée de la Garonne, et sa capitale, Muret, aux portes de Toulouse, joua un rôle important dans les luttes de pouvoir qui opposèrent royautés et grands seigneurs du Midi pour le contrôle des frontières pyrénéennes. Afin d’affirmer son rôle politique en contrôlant l’intégrité de son territoire, le comte de Comminges organisa dès le XIIIe siècle un système de châtellenies, territoires administrés par un de se ses parents ou vassal, le seigneur-châtelain. Au Moyen Age, deux importantes châtellenies, se partageaient les trois vallées, la châtellenie d’Izaut ou de Frontignes, et la châtellenie ou baronnie d’Aspet. Ces châtellenies ont joué un rôle militaire fondamental au sein du comté de Comminges, l’une stratégiquement installée aux marges du comté de Foix, l’autre aux marges du royaume d’Aragon et de la vicomté de Béarn. Elles ont également permis le contrôle économique des voies secondaires et trans-fontalières empruntées par les bergers, pèlerins, et commerçants. Elles ont aussi offert une protection à leur population, bourgeois, artisans, paysans, et hommes de foi, contre leur fidélité. A cet effet, les trois vallées étaient autrefois dominées par un réseau de petites fortifications alliées aux deux principales places fortes d’Izaut et d’Aspet. Bon nombre d’entre elles ont disparu, il en subsiste néanmoins sept :

  • Le site du Castet (commune d’Izaut-de-l’Hôtel)
  • Le site de « la tour du Chucaou » (commune d’Aspet)
  • Le site du Plech (commune d’Encausse-les-Thermes)
  • Le site du castel de l’Estelle (commune de Cabanac Cazaux)
  • Le site du chateau de Campels (commune d’Arbon)
  • Le site du Castérot (commune d’Estadens)

 

L’Association des Sept Collines mène actuellement l’étude de la châtellenie d’Izaut et de son château dit le Castet, un projet de consolidation de ce dernier, et la valorisation du patrimoine de la région d’Izaut.