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Les forêts

La forêt couvre plus de 60% de la surface du canton et a toujours représenté un élément essentiel dans la vie de ses habitants. Source inépuisable de richesses pour les paysans de la féodalité, exploitée pour l’édification des villes aux 15e et 16e siècles, surexploitée pour la marine, les forges et les moulins à scie du 17e à la fin du 19e siècles, restaurée dès le début du 20e siècle, elle a toujours été façonnée par l’activité humaine dont elle reste indissociable.

Jusqu’au 17e siècle, la forêt dominante reste la sapinière. Mais sous Louis XIV, le sapin est très recherché pour la construction des mâts de navires et les coupes sont alors dévastatrices. Durant tout le 18e siècle, l’exploitation par la forge et les moulins à scie accélère encore la disparition des résineux. Actuellement, les boisements sont presque exclusivement composés de feuillus, hêtres, châtaigniers et chênes. Merisiers, frênes ou charmes ont été plantés localement pour la production de bois d’œuvre. Le peu de dégâts occasionnés sur la forêt par la tempête de 1999 montre qu’elle est proche, dans sa configuration, de la forêt naturelle.

Par sa fonction de production de bois d’œuvre, de bois d’industrie et de bois de chauffage, le massif forestier est partie intégrante du développement local du canton. Par la fonction naturelle qu’il exerce dans la lutte contre l’érosion, la protection de la biodiversité et la préservation des milieux et des paysages, il revêt une importance écologique capitale et a permis, en outre, le processus de karstification à l’origine d’un des réseaux souterrains les plus complexes du monde : le réseau de Trombe.